Notre cours abordera plusieurs interrogations sur l’esthétique et la pensée fragmentaire comme témoin d’une série de déchirures. Il s’agira de se demander ce qu’est un fragment. Quelle est son histoire ? En quoi est-il un lieu polémique ? Et pourquoi le fragment est-il l’un des signes esthétiques les plus visibles de notre modernité ?

Inscrit fréquemment sous le signe de la mélancolie, le fragment est d’abord l’expression de la défiguration, de la brisure, d’une désintégration du monde. Mais, loin de se restreindre à la seule manifestation du désastre, le fragment est aussi ouverture, respiration, questionnement, polyphonie et éloge de l’inachevé. Son extrême souplesse lui permet d’accueillir la totalité des genres littéraires.

Après une brève présentation des auteurs étudiés (Jabès, Quignard, Barthes et Blanchot), nous dresserons pendant deux séances un historique des enjeux littéraires, esthétiques et philosophiques, du fragment, depuis les écrits antiques jusqu’à nos jours. Nous observerons également certains mouvements ou certains peintres et sculpteurs qui se sont emparés de cette forme. Les autres conférences seront consacrées à l’étude de certaines œuvres des auteurs mentionnés.


Programme du cours et modalités pratiques : EHoppenot_Univ_inter_a_ges_Cours_1er_semestre_2013.pdf